Musique Classique en ligne - Actualité, concerts, bios, musique & vidéos sur le net.

Musique classique et opéra par Classissima

Renée Fleming

jeudi 19 janvier 2017


MusicaBohemica

12 décembre

Dvořák American Heritage Association

MusicaBohemicaL'on mesure souvent mal, de ce côté-ci de l'Atlantique, l'influence d'Antonín Dvořák sur l'histoire musicale américaine. Les trois saisons du compositeur tchèque aux Etats-unis en tant que directeur du Conservatoire National (privé) de la ville de New York sont connues, mais l'influence réelle de son enseignement sur les musiciens locaux reste peu documentée. Cette influence est l'un des sujets de l'Association pour l'héritage américain de Dvořák (Dvořák American Heritage Association ou DAHA). Fondée en 1990 dans le but de faire classer monument historique la maison que le compositeur occupait à New York, elle échoua pourtant, mais l'intérêt qu'elle suscita eut le mérite de (re)mettre en lumière l'attachement des Américains pour l'oeuvre de Dvořák. Cette redécouverte dépassa le cadre de la si populaire 9e Symphonie, puisqu'elle encouragea le MET à présenter Rusalka dans une mémorable représentation avec Renée Fleming. DAHA poursuit son action en promouvant diverses manifestations : on en prendra connaissance sur le site de l'association (http://www.dvoraknyc.org/). Une chaîne Youtube existe, avec des récitals et une très intéressante conférence du Dr David Beveridge, bien connu des lecteurs de MusicaBohemica. Les accros de Facebook pourront compléter ce tour d'horizon avec la page dédiée, dans laquelle de nouvelles conférences passionnantes sont proposées.

Classiquenews.com - Articles

26 novembre

CD, coffret annonce. KATHLEEN BATTLE : The complete Sony recordings (1977 – 2004, 10 cd).

CD, coffret annonce. KATHLEEN BATTLE : The complete Sony recordings (10 cd). Pour les fêtes, Sony classical nous régale en regroupant tous les enregistrements réalisés par la soprano américaine Kathleen Battle chez Sony : elle fut aussi subjuguante, d’un timbre ductile, lumineux, cristallin, comme touché par la grâce… que capricieuse voire impossible, imposant souvent avec une arrogance irrésistible, grâce au seul talent de sa voix… sublime, des caprices de… diva. Mais n’y tenant plus, la direction du Metropolitan Opera (James Levine qui l’avait remarquée et favorisée dans les années 1980 avec Karajan) décidait en 1994 de se séparer de l’impossible capricieuse, dont il fut reproché, un comportement non conforme à une artiste professionnelle. Les années qui suivirent, surtout à partir de 2000, marquèrent sa lente chute, inexorable isolement malgré la faveur populaire dont la soprano coloratoure bénéficiait toujours. Née à Portsmouth (Ohio) le 13 août 1948, la cantatrice brûle la scène à ses débuts en 1972 à Spoleto (Italie, Festival des deux Mondes), où le chef et directeur de l’événement, Thomas Schippers voit en elle, une étoile nouvelle du chant coloratoure. Kathleen Battle n’avait que 24 ans, pourtant inexpérimentée mais et déjà si prometteuse. Mais le diamant de sa voix éclatante et agile ne tarda pas à lui réserver toutes les faveurs des grands chefs : « La Battle », star des années 1980 principalement, fut la grande diva black aux côtés de sa contemporaine, l’immense et plus durable comme plus constante, Jessye Norman. Pour le Concert du Nouvel An du 1er janvier 1987, Kathleen Battle vit ses heures les plus glorieuses : elle chante sous la conduite de Herbert Von Karajan Voix du Printemps, op.410 – Frühlingsstimmen de Johann Strauss II. D’une agilité rayonnante, alliant grâce et volubilité, la soprano enchanta littéralement l’audience… planétaire. Le concert fait partie du legs aujourd’hui édité par Deutsche Grammophon : il ne figure donc pas dans le coffret Sony classical qui nous occupe ici. Au total 10 cd ressuscitant le parcours d’une légende vocale, humainement difficile, et finalement trop fugace. Les enregistrements datent de 1977 (Cantate BWV 202 de JS Bach) à … 2004, soit presque 30 années de chant marqué par ses envolées lyriques d’une évanescence diamantine à l’agilité déconcertante ; en témoigne ici, les enregistrements de la Symphonie n°4 de Maher (Maazel, 1983) ; ses nombreux récitals conçus rien que pour elle et ses goûts, d’où parfois des programmes affectant un certains maniérisme égotique: avec le trompettiste Wynton Marsalis (1990 / 1991) ; avec le guitariste Christopher Parkening (1996), ou avec le flûtiste Jean-Pierre Rampal (1991) ; sans omettre sa coopération en 2000 avec le compositeur Vangelis (Mythodea, avec Jessye Norman), ses albums compilations associant baroques (Handel, Bach…), mélodistes français, traditionnels sacrés et spirituals… La diva n’a pas vraiment marqué de rôle lyrique (sauf peut-être Semele dans Handel dans un enregistrement paru chez DG), mais sa voix céleste dans Don Carlo (Levine, 1992), comme sa Sophie (miellée, aux côtés de La Maréchale de Fleming, également de 1992 avec Levine) pourront paraître pleinement abouties. Grande critique complète du coffret « KATHLEEN BATTLE : The complete Sony recordings » (10 cd, 889853813629), à venir dans le mag cd dvd livres de classiquenews.com




Classiquenews.com - Articles

7 septembre

DVD, compte rendu critique. Verdi : Otello (Yoncheva, Lucic, Nézet-Séguin, 2015)

DVD, compte rendu critique. Verdi : Otello (Yoncheva, Lucic, Nézet-Séguin, 2015). Septembre 2015, la bulgare Sonya Yoncheva, voix carressante, timbre meliflu (bientôt sur les traces de la sublime et câline Fleming, qui chanta ici même avant Netrebko Desdemona?), d’une hyperféminité qu’elle partage avec Anna Netrebko justement, cumule depuis quelques mois, comme sa consœur, capable de surperbes défis vocaux (chez Verdi et Puccini), s’affirme peu à peu comme la voix internationale que le milieu lyrique attendait : sa Desdemona au Metropolitan Opera de New York, saisit, captive, s’impose par une musicalité juvénile, d’une richesse expressive et poétique admirable. Fragilité et finesse, rondeur et puissance du chant. Ces qualités ont fait depuis, la grâce hébétée de sa Traviata à l’Opéra Bastille, ou le cristal adolescent de sa comtesse des Noces de Figaro dans un récent enregistrement édité par Deutsche Grammophon, live de Baden Baden sous la direction du même chef, Nézet-Séguin. Sous le conduite du même chef, « La Yoncheva » affirme un tempérament souverain : et hors de la tradition de ses grandes aînées (Tebaldi, Freni, Te Kanawa…), cisèle une grâce féminine (sa signature désormais), qui aux côtés de la sensibilité sacrificielle finale, s’accompagne d’une assurance féline dans ses confrontations avec l’infâme Iago. Succédant à Fleming et Netrebko, Yoncheva, nouvelle reine du Met Mais le point fort de cette production revient aussi à celui justement qui tire les ficelles, le jaloux rongé par l’impuissance, ce Iago parfait démon cynique auquel le superbe Zeljko Lucic offre sa présence et une vérité prodigieuse. Seul il n’était rien. Manipulant un Otello trop carré, Iago triomphe indirectement. Car ici Otello, le maure complexé par sa couleur de peau (ici aspect écarté, à torts), est plus brute épaisse qu’amoureux en doute (le letton Aleksandrs Antonenko demeure bien instable, son personnage mal assumé, inabouti ou trop carré : un comble d’autant plus criant confronté aux deux portraits captivants de ses deux partenaires…), il conviendrait que le ténor qui ne manque pas de puissance, affine considérablement son approche pour éviter des attitudes ….souvent ridicules. Grâce à l’éclair expressif qu’apporte le baryton serbe en revanche, le couple Iago / Lucic forme un monstre à deux têtes qui dévore la finesse Yoncheva pourtant lionne autant que gazelle; sa prière en fin d’action est déchirante : sobre, ténue, murmurée, au legato quasi bellinien. Parmi les comprimari, -rôles « secondaires », saluons le très juste et séduisant Cassio du prometteur Dimitri Pittas. Futur directeur musical du Metropolitan, le maestro adulé actuellement Yannick Nézet-Séguin prête une attention continue pour les instruments, relief de chaque timbre dans une partition souvent cataclysmique, et aussi introspectives : contrastes et vertiges dignes de Shakespeare… on guettera son prochain Otello, avec un fini orchestral cette fois totalement maîtrisé. De toute évidence, pour les confrontations Yoncheva et Lucic, la direction efficace de Nézet-Séguin : un must contemporain made in New York. DVD, compte rendu critique. Verdi : Otello. Aleksandrs Antonenko (Otello), Sonya Yoncheva (Desdemona), Željko Lučić (Iago), Chad Shelton (Roderigo), Dimitri Pittas (Cassio), Jennifer Johnson Cano (Emilia), Tyler Duncan (A herald), Günther Groissböck (Lodovico), Jeff Mattsey (Montano)… Metropolitan Opera & Chorus. Yannick Nézet-Séguin, direction. 1 dvd Sony classical 889853089093, enregistré en septembre 2015.



Classiquenews.com - Articles

27 juin

Diana Damrau chante La Traviata aux Chorégies d’Orange 2016

France 3. Verdi : La Traviata, mercredi 3 août 2016,21h30. En direct d’Orange, Diana Damrau se confronte au plein air et à l’immensité du Théâtre Antique pour exprimer l’intimité tragique d’un destin sacrifié : celui de la jeune courtisane parisienne Alphonsine Duplessis, devenue d’Alexandre Dumas fils à Verdi à l’opéra, Violetta Valéry. La diva germanique a déjà chanté à maintes reprises le rôles écrasant de La Traviata (la dévoyée) : à la Scala, et récemment dans la mise en scène finalement très classique et sans poésie de Benoît Jacquot, sur les planches de l’Opéra Bastille : un dvd en témoigne (ERATO, live de juin 2014 : lire notre critique du dvd La Traviata avec Diana Damrau ). TRAVIATA, UN MYTHE SACRIFICIEL… Verdi construit le drame par étape, chacune accablant davantage la prostituée qui entretient son jeune amant Alfredo. L’acte I est toute ivresse, à Paris, dans les salons dorés de la vie nocturne : c’est là que Violetta se laisse séduire par le jeune homme ; au II, le père surgit pour rétablir les bienséances : souhaitant marier sa jeune fille, le déshonneur accable sa famille : Violetta doit rompre avec Alfredo le fils insouciant. A Paris, les deux amants qui ont rompu se retrouvent et le jeune homme humilie publiquement celle qu’il ne voit que comme une courtisane (il lui jette à la figure l’argent qu’il vient de gagner au jeu) ; enfin au III, mourante, au moment du Carnaval, retrouve Alfredo mais trop tard : leur réconciliation finale scelle le salut et peut-être la rédemption de cette Madeleine romantique. En épinglant l’hypocrisie de la morale bourgeoise, Verdi règle ses comptes avec la lâcheté sociale, celle qu’il eut à combattre alors qu’il vivait en concubinage avec la cantatrice Giuseppina Strepponi : quand on les croisait dans la rue, personne ne voulait saluer la compagne scandaleuse. La conception de l’opéra suit la découverte à Paris de la pièce de Dumas en mai 1852. L’intrigue qui devrait se dérouler dans la France baroque de Mazarin, porte au devant de la scène une femme de petite vertu mais d’une grandeur héroïque bouleversante. Figure sacrificielle, Violetta est aussi une valeureuse qui accomplit son destin dans l’autodétermination : son sacrifice la rend admirable. Le compositeur réinvente la langue lyrique : sobre, économe, directe, et pourtant juste et intense. La grandeur de Violetta vient de sa quête d’absolu, l’impossibilité d’un amour éprouvé, interdit. Patti, Melba, Callas, Caballe, Ileana Cotrubas, Gheorghiu, Fleming, récemment Annick Massis ou Sonya Yoncheva ont chanté les visages progressifs de la femme accablée mais rayonnante par sa solitude digne. L’addio del passato au II, qui dresse la sacrifiée contre l’ordre moral, est le point culminant de ce portrait de femme à l’opéra. Un portrait inoubliable dans son parcours, aussi universel que demeure pour le genre : Médée, et avant elle Armide et Alceste, puis Norma. Femme forte mais femme tragique. Le timbre rond et agile de la coloratoure doit ici exprimer l’intensité des trois actes qui offre chacun un épisode contrasté et caractérisé, dans la vie de la courtisane dévoyée : l’ivresse insouciante du premier acte où la courtisane déjà malade s’enivre d’un pur amour qui frappe à sa porte (Alfredo); la douleur ultime du sacrifice qui lui est imposé au II (à travers la figure à la fois glaçante et paternelle de Germont père); enfin sous une mansarde du Paris romantique, sa mort misérable et solitaire au III. Soit 3 visages de femme qui passent aussi par une palette de sentiments et d’affects d’un diversité vertigineuse. C’est pour toutes les divas sopranos de l’heure, – et depuis la création de l’opéra à la Fenice de Venise en mars 1853, un défi autant dramatique que vocale, dévoilant les grandes chanteuses comme les grandes actrices. La distribution des Chorégies d’Orange 2016 associe à Diana Damrau dans le rôle-titre, Francesco Meli (Alfredo), Placido Domingo (Germont père). Daniele Rustioni, direction musicale. Louis Désiré, mise en scène. En direct sur France 3 et culturebox, mardi 3 août 2016 à 21h30. A l’affiche du Théâtre Antique, également le 6 août 2016 à 21h30.

Musique classique et opéra par Classissima



[+] Toute l'actualité (Renée Fleming)
12 déc.
MusicaBohemica
26 nov.
Classiquenews.com...
8 oct.
Le blog d'Olivier...
7 sept.
Classiquenews.com...
14 août
Resmusica.com
27 juin
Classiquenews.com...
28 mai
Classiquenews.com...
18 avril
Classiquenews.com...
30 mars
Les blogs Qobuz
25 mars
Carnets sur sol
28 févr.
Carnets sur sol
19 févr.
Classiquenews.com...
26 janv.
Carnets sur sol
7 janv.
Classiquenews.com...
23 déc.
Classiquenews.com...
13 déc.
Classiquenews.com...
11 déc.
Classiquenews.com...
8 déc.
Classiquenews.com...
3 déc.
Resmusica.com
12 nov.
Le blog d'Olivier...

Renée Fleming




Fleming sur le net...



Renée Fleming »

Grands artistes lyriques

Handel Mozart Strauss Dark Hope

Depuis Janvier 2009, Classissima facilite l'accès à la musique classique et étend son audience.
Avec des services innovants, Classissima accompagne débutants et mélomanes dans leur experience du web.


Grands chefs d'orchestre, Grands interprètes, Grands artistes lyriques
 
Grands compositeurs de musique classique
Bach
Beethoven
Brahms
Debussy
Dvorak
Handel
Mendelsohn
Mozart
Ravel
Schubert
Tchaïkovsky
Verdi
Vivaldi
Wagner
[...]


Explorer 10 siècles de musique classique ...